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Bilan boursier de l'année 2021 : place aux cryptos ?

Bilan année boursière 2021

L’année boursière 2021 vient de se terminer et, comme pour la précédente, il est l’heure d’en faire le bilan. Pour toute personne investie sur les marchés actions, nul doute que celui-ci est bon car les bourses ont poursuivi leur hausse et établi de nouveaux records en 2021. Ainsi, au 31/12/2021, l’Europe Stoxx600 s’est par exemple adjugé 22.25% de hausse sur un an et le CAC40, pourtant hors dividendes, s’est accru de pas moins de 28.85%. Du côté des marchés US, les performances ne sont pas en reste. En effet, si les performances affichées paraissent légèrement moins bonnes avec +21.39% pour le Nasdaq Composite et +26.89% pour le S&P500, il ne faut pas oublier de prendre en compte le taux de change EUR/USD pour l’investisseur européen que vous êtes. Ainsi, si vous aviez changé vos euros en dollars le 31/12/2020 pour acheter l’indice Nasdaq Composite, vous auriez réalisé un gain de +30.41% au 31/12/2021, et même de +36.32% si votre choix s’était porté sur le S&P500 (cela s’entend hors frais de change et coût de transaction). Un excellent résultat puisque l'indice affiche même une performance supérieure à celle de l’indice Nasdaq 100, un sous-ensemble du Nasdaq Composite qui regroupe les 100 plus grandes valeurs non financières et fait donc la part belle aux entreprises technologiques. Ces mêmes sociétés qui pour la plupart, dans le contexte Covid toujours présent, ont pleinement profité de la digitalisation accélérée de l’économie pour proposer de nouvelles solutions, améliorer les organisations mais également réduire leur coûts grâce à beaucoup plus de télétravail et beaucoup moins de déplacements professionnels. Ces éléments ont fortement contribué à ce que la plupart des indices actions établissent en 2021, à plusieurs reprises, de nouveaux records historiques.

Pourtant, la hausse quasi continue des marchés actions n’était pas forcément prévisible il y a un an. En effet, face à la pandémie de Covid, à l’apparition de nouveaux variants et aux différentes vagues épidémiques, de nombreux pays de par le monde ont poursuivi en 2021 la mise en place de couvre-feux et confinements, devant impacter de fait la reprise économique. C’était sans compter sur l’efficacité des politiques de soutien à l’économie des Banques Centrales et des différents gouvernements mondiaux, dans la continuité des plans de relance déjà initiés en 2020. C’était peut-être aussi un peu sans compter sur le besoin de consommer des populations après des mois d’épargne forcée ; un besoin de consommer pour ne pas dire tout simplement “ de vivre ” qui a porté les indices des directeurs d'achats (indices PMI) à des sommets tant aux Etats-Unis que dans la Zone Euro.

Dans ce contexte de hausse surprise des ventes de détail et donc la reprise de la production industrielle, nous avons assisté en 2021 à une flambée du coût des matières premières comme l’Étain : +91.5%, l’Avoine : +89.3%, le Charbon : +70.9%, Blé : +63.5%, Brent : +50.6%, l’Aluminium : +41.7%... Si l’on y ajoute une relocalisation stratégique mais coûteuse pour certaines productions et l’inévitable hausse des prix de vente qui en découle, c’est bien l’inflation qui a marqué l’année 2021… preuve en est, le pic atteint en décembre 2021 pour l’inflation américaine à +7%/an, un plus haut depuis 40 ans !

Cette tension durable sur les prix laissant anticiper un relèvement plus rapide qu’attendu des taux directeurs des différents Banques Centrales, les taux longs se sont également tendus : de +0.94% à +1.57% pour le T-Bond 10Y, de -0.60% à -0.18% pour le Bund 10Y ou encore de -0.42% à +0.20% pour l’OAT 10 ans. Seulement, si la Banque Centrale Européenne (BCE) a maintenu son discours interventionniste en faveur des taux bas, la Réserve Fédérale américaine (FED) s’est, elle, finalement clairement positionnée en septembre pour la mise en place du “ Tapering ” jusqu’à la mi-2022, c’est à dire la fin progressive de ses achats de titres, avant une prévisible hausse des taux directeurs dans la foulée. C’est la raison pour laquelle le dollar s’est lui aussi apprécié tout au long de l’année contre l’euro notamment, passant de 0.817€ à 0.879€ (+7.62%).

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Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les règles fiscales et réglementaires évoluent : tenez compte de la date de publication. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.

Arnaud Templier

Vitruve Conseil, cabinet indépendant de gestion de patrimoine, au service des familles, des dirigeants et des professions libérales.